Le mouvement ouvrier durant la Crise des années 1930

Par Yves Pepin

Introduction

En octobre 1929, un krach boursier secoua durement l’économie des États-Unis. Ceci amena dans son sillage l’économie de la plupart des autres pays du monde. Il y eut alors une énorme vague de chômage au niveau mondial. Tous les travailleurs se retrouvèrent dans une précarité financière. Il y eut en même temps une énorme baisse de la productivité et une hausse marquée du taux de chômage. L’économie canadienne fut l’une des plus durement touchée de la planète avec un taux de chômage de 30% en 1933. Le Canada avait le problème d’être trop dépendant des États-Unis. De plus, il y avait une absence de mesures sociales pour venir en aide aux chômeurs. Ce ne fut qu’en 1935 que le Premier ministre fédéral Bennett proposa son "New Deal" inspiré de celui de F.D. Roosevelt aux États-Unis et qui se basait sur les idées de l’économiste anglais John Maynard Keynes. Ce ne fut qu’au début de la Première Guerre mondiale que l’économie du Canada reprit son élan. Malgré la Crise, il faut se demander si les travailleurs continuèrent à être actif au niveau des revendications sociales. Une question se pose : est-ce que le mouvement ouvrier québécois resta aussi revendicateur durant la Crise des années 1930 malgré la baisse des effectifs dans la plupart des centrales syndicales ? Les principaux ouvrages pour répondre à cette question sont par exemple Les politiques sociales et les travailleurs de Yves Vaillancourt et de Michel Pelletier qui parle beaucoup des mesures sociales et du mouvement socialiste et communiste au Canada. Il y aussi les deux livres de Jacques Rouillard qui traitent des grèves, des mouvements socialistes et communistes et des mesures sociales dans la province de Québec durant cette période difficile. Les mémoires d’Alfred Charpentier traitent aussi des grèves de la fin de la Crise. Il y a le livre Virage à gauche interdit qui parle du communisme durant la période de la Crise.

La réponse à la question posée plus tôt serait que le mouvement ouvrier est resté tout aussi revendicateur malgré les problèmes d’effectif et que les revendications s'étaient faites au niveau des divers paliers de gouvernement au début de la Crise et que les mouvements de grèves se firent à la fin de celle-ci.

Le plan utilisé est construit de façon chronologique avec les mesures sociales du début de la Crise jusqu’en 1937. Il faut en parler en premier car les mesures sociales furent la principale source de revendication du mouvement ouvrier durant les années 1930. Les plus importantes dans l’ordre chronologique étaient les secours directs, le "New Deal" de Bennett en 1935 et les diverses pensions offertes pour les aveugles, les mères nécessiteuses et pour la vieillesse. Ces pensions furent offertes au Québécois vers 1936 et 1937 après une longue bataille des mouvements ouvriers. Par la suite, il y a eu les mouvements communistes et socialistes avec le CCF et le Parti communiste canadien. Il y a en dernier lieu les plus importantes grèves de la crise économique des années 1930. La plupart d’entre elles eurent lieu en 1937 comme la grève du textile et la grève de la métallurgie à Sorel. Il y a par exemple le cas des grèves dans l’industrie du vêtement qui eurent lieu entre 1933 et 1934.

Les mesures sociales

Durant les années 1920, les différentes organisations ouvrières militèrent pour obtenir des mesures sociales qui leur viendraient en aide durant des moments difficiles. Cependant, ce fut seulement durant la crise économique de la décennie suivante que ce processus fut accéléré.

Les secours directs

Les premières mesures sociales demandées par le mouvement ouvrier et qui furent accordées sont les secours directs. Ceci devait permettre aux chômeurs qui étaient dans le besoin d’obtenir de la part des différents paliers de gouvernement le minimum nécessaire pour survivre. Ce fut dès le début des années 1930 que le Parti communiste canadien et la Ligue d’unité ouvrière se mirent à revendiquer avec force les secours directs. Le mouvement ouvrier et les progressistes du Canada anglais suivirent pour revendiquer à leur tour. Le Québec fut plus calme car le mouvement était moins anticapitaliste. De plus, il n’était pas encore beaucoup réformiste. Les divers paliers de gouvernement se mirent dès l’automne 1930 à lancer des travaux publics pour essayer de calmer les chômeurs qui s’impatientaient de l’inaction des gouvernements. Ils devaient être divisés à part égale entre le fédéral, le provincial et le municipal. En septembre 1930, le gouvernement du Canada mit de l’avant sa loi remédiant au chômage qui accordait 28 millions $ pour les travaux publics et seulement 4 millions $ pour les secours directs. Cela causa beaucoup de mécontentement dans les centrales syndicales car c’était selon eux insuffisant. Les secours directs devinrent prioritaires pour tous dès 1932, au moment où la Crise atteint son moment le plus difficile. Elle commençait à amener une vague révolutionnaire au Canada anglais et réformiste au Québec. Le courant était moins fort car le clergé s’y opposait. Face aux secours directs, le Parti communiste canadien était très radical et demandait qu’on les accorde au plus vite possible. La CTCC fut très discrète sur ce sujet et favorisait le retour à la terre, la baisse des heures de travail et le salaire minimum. Le CMTC était plus réformiste et les secours directs dans ses revendications. Voyant cette énorme pression, le Premier ministre Bennett leur accorda pour les calmer. De plus, il s’était rendu compte que cela coûtait moins cher que les travaux publics. On peut donc dire que le mouvement ouvrier fit d’énormes gains avec l’obtention des secours directs. Cependant, ce ne fut pas le seul gain pour les travailleurs.

L’assurance-chômage

Après avoir obtenu les secours directs en 1932, le mouvement ouvrier continua sa lutte. C’était pour avoir l’assurance chômage. C’était une autre mesure que les ouvriers revendiquaient depuis longtemps. Le Parti communiste canadien le demandait avant le début de la Crise. Il voulait surtout que le programme soit non contributoire. Au Québec, le CMTC fut une des premières centrales syndicales à demander l’assurance-chômage durant le début des années 1920. La CTCC se joint à eux seulement à partir de 1928. Quand la Crise débuta, cette mesure devint de plus en plus nécessaire. Les syndicats internationaux et ceux des autres provinces étaient en faveur d’une intervention de la part du gouvernement fédéral car ce dernier avait plus de ressources au niveau des finances et cela leur évitait de convaincre les ministres de toutes les provinces. Les centrales québécoises n’étaient pas d’accord avec ce système. Ce fut en 1935 que le Premier ministre Bennett voulut accorder l’assurance-chômage par l’entremise de son "New Deal". Cela rendit les chômeurs heureux et les nationalistes mécontents. La CTCC était plus en faveur d’une entente entre les deux paliers de gouvernement. Elle croyait que le meilleur système d’assurance-chômage serait national car la centrale défendait tous les Canadiens catholiques. Cependant, quand King arriva au pouvoir, il mit en doute la constitutionalité du "New Deal" de son prédécesseur. Le projet fut déclaré inconstitutionnel par le Conseil Privé de Londres. On peut donc dire que malgré ce demi échec, le mouvement ouvrier revendiqua très fort pour obtenir un système d’assurance-chômage. Cependant, ils purent vite se consoler car l’année suivante, ils firent un gain très important.

Les pensions de vieillesse

Peu de temps après s’être fait refuser l’assurance-chômage par King, le mouvement ouvrier québécois obtint finalement en 1936 les pensions de vieillesse. Dix ans plus tôt, le gouvernement fédéral avait mis sur pied un programme de pension de vieillesse qui accordait 20 $ par mois aux personnes de 70 ans et plus qui gagnaient moins de 365 $ par année. Dans ce programme, les provinces devaient payer la moitié des frais. La province de Québec refusa car le clergé était contre. À la suite de ce refus, la CTCC revint chaque année le projet pour essayer de l’obtenir. Le Premier ministre Taschereau refusa jusqu’en 1936. Les pressions des organisations ouvrières étaient de plus en plus fortes. Selon elles, cela pouvait permettre d’atténuer la Crise en enlevant du marché des vieillards. Le Parti communiste canadien et le CMTC se mirent à revendiquer les pensions de vieillesse plus fortement au début des années 1930. Comme pour le cas de l’assurance-chômage, le mouvement nationaliste empêchait ces organisations d’accepter exactement le même système que proposait le gouvernement fédéral. La pression commençait à se faire de plus en plus lourde sur les épaules de Taschereau qui était pris avec un scandale. Il accepta de signer le programme la veille de sa démission en 1936. Les pensions de vieillesse furent donc un des plus gros gains du mouvement ouvrier durant la Crise des années 1930. Cependant, il en restait encore d’autres à faire.

Comme on l’a vu précédemment, les organisations ouvrières firent beaucoup de pressions envers les différents paliers de gouvernement durant les années 1930. Ils réussirent même à obtenir les secours directs, les pensions de vieillesses et plusieurs autres mesures. Cependant, certains partis politiques étaient encore plus radicaux qu’eux pour les revendications des mesures sociales.

Le socialisme et le communisme

La gauche politique fut particulièrement visible durant la Crise économique des années 1930 par le fait qu’elle soutenait ouvertement les ouvriers depuis longtemps. On pourrait y distinguer deux grands partis.

Le CCF

Le premier était important dans l’Est canadien mais avait quand même quelques représentants au Québec. Le Cooperative Commonwealth Federation fut créé à Calgary en 1932. Ses membres voulaient rompre avec le passé pour renouer avec la prospérité économique. Le CCF avait l’avantage d’avoir une expérience parlementaire, de collaborer avec les représentants des ouvriers et des fermiers et de collaborer avec les intellectuels progressistes et anticapitalistes. Le parti rejetait à ses débuts le système capitaliste et prônait un nouvel ordre mondial. Ses membres voulaient l’appropriation sociale des principaux moyens de production. Avec le temps, ils tempèrent leurs idées pour un socialisme modéré. Leur programme ressemblait à celui du CMTC. Cette organisation ouvrière refusait de s’associer au CCF car elle préférait rester apolitique. Le gros du problème au Québec était que le parti n’avait pas d’assise parce que le clergé confondait socialisme et communisme. Les membres venaient surtout des milieux juifs et anglophones et étaient au nombre de 183 dans la province en 1936. Les députés du parti représentaient vraiment les travailleurs et étaient très documentés, vigilants et combatifs. Ils ne cessèrent de rappeler au gouvernement au pouvoir les problèmes des travailleurs et lui rappelaient le manque de mesures sociales. Ils ne cessèrent pas de faire des pressions tout au long de la Crise. Ils furent les premiers à féliciter le gouvernement lors du "New Deal" de Bennett en 1935 et l’encourageaient à aller plus loin. Au niveau des députés, le CCF fut le moteur des revendications pour les travailleurs. Cependant, ce ne fut pas le seul parti de gauche à faire parler de lui.

Le Parti communiste canadien

Le second parti était vraiment plus radical. Le parti communiste canadien fut fondé en 1921 et comptait au Québec 120 membres. Avant la Crise, ils étaient plus réformistes que révolutionnaires. Lorsqu’elle éclata, le PCC était déjà assez solide et prêt à diriger l’offensive anticapitaliste des travailleurs canadiens. Ses membres affirmaient que la Crise était entièrement due au système capitaliste et qu’ils étaient maintenant temps d’imposer la dictature du prolétariat. Ils se mirent à encourager encore plus les travailleurs dans leur lutte. Le PCC fonda en 1929 la Ligue d’unité ouvrière qui était en quelque sorte leur propre syndicat. Le but de la Ligue était de protéger les travailleurs non-qualifiés, négligés par les unions internationales. La Ligue d’unité ouvrière était à la tête de dures grèves celle des mines et des forêts de Noranda et celle dans la confection en 1934. Cette organisation fut dissoute en 1935 pour faire front commun contre le fascisme. Les ouvriers retournèrent dans les autres syndicats déjà existants. Le Parti communiste était à la tête de plusieurs manifestations pour soutenir les ouvriers dans leur quête de mesures sociales favorables. Cependant, l’arrivée de Duplessis au pouvoir ralentit considérablement la progression du parti à l,aide de fortes répressions et de lois comme la Loi du Cadenas en 1937. À cause de lui, le mouvement ouvrier perdit un précieux allier. On peut donc dire que le Parti communiste manifesta d’une façon très radicale en faveur du mouvement ouvrier.

Le mouvement de gauche fut donc d’une grande aide pour les travailleurs. Le CCF revendiqua directement au Parlement d’Ottawa et le PCC organisa d’importantes manifestations. Cependant, les ouvriers purent démontrer leur mécontentement eux-mêmes, surtout à la fin des années 1930.

Les principales grèves des années 1930

Durant la Crise des années 1930, le mouvement ouvrier continua à faire des grèves malgré la précarité financière des travailleurs. Le nombre de ces arrêts de travail n’était pas très élevé mais les ouvriers québécois le firent quand même. Trois grandes grèves attirèrent particulièrement l’attention.

La victoire des travailleurs de l’industrie du vêtement

La première de ces grèves se produit en 1933. C’était la grève de l’industrie du vêtement. Il y eut plusieurs conflits de travail dans ce secteur industriel entre 1900 et 1940. Dans ce secteur, il y avait deux grandes unions de travailleurs. La première était l’Union internationale des ouvriers du vêtement pour dames et la seconde était les Travailleurs amalgamés du vêtement d’Amérique. Ces unions croyaient au syndicalisme industriel. Elles essayaient de regrouper le plus de travailleurs possibles dans toute l’industrie pour mieux contrôler la mobilisation de ceux-ci. Une division des Travailleurs amalgamés du vêtement d’Amérique fit son apparition. C’était les Travailleurs unis du vêtement du Canada. Cependant, ils se rendirent vite compte que cette division leur causait beaucoup de problèmes pour négocier avec les patrons. Ca fut pour améliorer leur pouvoir de négociation que les Travailleurs unis du vêtement du Canada retournèrent dans leur ancienne union. Ce qui fut surprenant c’était que malgré la Crise, les TAVA réussirent à obtenir un redressement de leur condition. Ceux-ci revendiquaient pour obtenir l’atelier syndical, la semaine de 44 heures et le contrôle de l’apprentissage. En 1933, contre toute attente, 4000 employés d’une centaine d’ateliers débrayèrent pendant une semaine. Ils étaient convaincus de leur pouvoir de négociation malgré la mauvaise conjoncture économique. Cette témérité leur permit d’obtenir la semaine de 44 heures et une hausse de salaire de 10%. L’année suivante, ils obtinrent un autre 10% d’augmentation après un arrêt de travail de 12 jours. Pour faciliter cette entente, ils firent étendre les mesures autres ateliers par la Loi d’extension juridique des conventions collectives. On peut donc dire que la grève permit aux travailleurs de l’industrie du vêtement de faire des gains importants. Cependant, ce ne fut pas le cas pour les autres secteurs.

La grève du textile de 1937 : une demi-victoire

Il fallut attendre trois ans avant de voir une autre grève de cette envergure. Ce fut en 1937 qu’eut lieu une des grèves les plus difficiles de l’histoire du Québec à cette époque. La Grève du textile ne fut dépassée en ampleur qu’en 1949 lors de la Grève de l’amiante. La CTCC avait remis sur pied en 1935 la Fédération catholique nationale du textile. Ce fut après les résultats d’une Commission royale d’enquête sur l’industrie du textile qu’elle déclara la grève à Dominion Textile en 1937. La compagnie refusait catégoriquement de négocier avec eux. Les employés votèrent à 95% en faveur de la grève le 2 août 1937. Ils voulaient obtenir une hausse de salaire et une réduction des heures de travail de 55 à 48 heures pour le jour et d’un maximum de 60 heures pour la nuit. La compagnie proposa à ses employés de faire appel à la Loi des salaires raisonnables mais ces derniers refusèrent. Après deux semaines de grève, Dominion Textile engagea des briseurs de grève pour briser le moral des grévistes mais cela ne fit qu’entraîner de la violence chez les ouvriers. Le 25 août 1937, Duplessis demanda au Cardinal Villeneuve de faire accepter sa médiation aux deux partis. Les deux partis acceptèrent, surtout les ouvriers qui commençaient à être à cours de ressources. Un comité, paritaire formé de quatre membres du côté des patrons et deux du côté des employés, fut chargé de négocier une convention collective mais amena peu de gain pour les employés. Ils obtinrent une hausse de salaire de 5%, la semaine de 55 heures et l’arrêt des machines sur l’heure du repas. Dominion Textile refusa l’année suivante de négocier une nouvelle convention collective et les ouvriers n’avaient pas les moyens de faire une nouvelle grève. Malgré ces gains minimes, les ouvriers montrèrent qu’ils étaient capables de revendiquer fortement. Cependant, ce ne fut pas la seule grande grève en 1937. Il y en eut une autre qui fit couler beaucoup d’encre.

La Grève de la métallurgie : utilisation de la violence

La grève de la métallurgie fut l’une des plus musclée des années 1930. Les ouvriers de Sorel voulaient montrer qu’ils ne se laissaient pas marcher sur les pieds. La grève débuta durant l’été 1937 mais fut planifiée durant l’hiver précédent. Cette grève fut menée par la CTCC et voulait venir en aide aux métallurgistes. Ceux qui possédaient les usines à Sorel étaient les frères Simard. Le conflit de travail éclata le 3 mai 1937. Les métallos voulaient obtenir une convention collective à extension juridique, l’atelier fermé et une hausse de salaire égale à celle des ouvriers des chantiers du gouvernement fédéral. Ils étaient 350 à débrayer. Ludger Simard était prêt à faire un rapprochement à certaines conditions que Mgr Desranleau refusa. Les patrons firent par la suite une offre aux employés mais ceux-ci refusèrent. Les patrons engagèrent des briseurs de grève, ce qui causa de la violence avec les piqueteurs et nécessita l’intervention de la police. Vers la mi-mai, les grévistes se rendirent chez Ludger Simard avec l’intention de lui faire signer de force la convention collective. Durant la nuit du 26 au 27 mai, les grévistes furent accusés d’avoir causé pour 50 000$ de dommages. Après un arrêt du conflit le 6 juin, les hostilités reprirent le 5 août. Cette fois, la grève fut généralisée et occupa 2000 ouvriers. Il y eut à nouveau de la violence durant la mi-août envers les briseurs de grève et trois incendies furent déclarés. Dix personnes furent arrêtés. Vers le 15 août, il ne restait plus que 1200 grévistes. Mgr Desranleau fit un discours le 23 août pour les encourager à ne pas lâcher. Il se rendit à Québec et réussit à obtenir pour eux le réemploi pour tous, des légères hausses de salaire, le temps et demi après huit heures et la paye tous les vendredis. Les ouvriers acceptèrent les conditions et retournèrent au travail. On peut donc dire que la cause de l’échec fut l’intransigeance des ouvriers pour l’atelier fermé et le manque d’expérience des dirigeants syndicaux. En d’autres mots, ils étaient trop revendicateurs.

On peut donc voir que les grèves des années 1930 furent une façon pour les ouvriers de faire des revendications et de montrer leur mécontentement face à un système rempli de vices. Cependant, ces grèves n’apportèrent pas toujours les résultats espérés pour les travailleurs comme dans la Grève du textile et la Grève de la métallurgie. Cependant, elles montrèrent que les ouvriers ne se laisseraient pas faire.

 

BIBLIOGRAPHIE

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