Pour débuter, onpeut se rendre compte que le nationalisme a commencé un peu avec Vaudreuil lorsque la Nouvelle-France était en guerre avec l'Angleterre. Il voulait garder toute la colonie et non seulement la vallée du St-Laurent. Ce fut en 1760 que la N

Le nationalisme québécois

Par Yves Pepin

La province de Québec est très différente des autres provinces du Canada. On y parle le français et on a plusieurs autres aspects différents des anglophones. On est aussi la seule à penser à se séparer du pays. Une question se pose : qu'elle est l'évolution du nationalisme québécois ? Cette question sera répondue dans le texte suivant à partir de ses débuts jusqu'à maintenant.

Pour débuter, on peut dire que le nationalisme au Québec a réellement débuté vers 1760 lors de la capitulation de la Nouvelle-France face à l'Angleterre. Les Anglais proposèrent aux Français de partir mais seulement un petit nombre le firent. C'est à cette époque que les habitants de la colonie prirent conscience qu'ils n'étaient plus des Français mais plutôt des Canadiens. Ce fut aussi le début de la domination anglaise. On accorda en 1791 un certain pouvoir politique aux Canadiens lors de l'Acte constitutionnel mais c'était le gouverneur qui avait le gros bout du bâton.

C'est en 1826 qu'apparut le Parti Patriote. Dirigé par Papineau, ce parti voulait une nation canadienne moderne, une coexistence pacifique avec les Anglais et le gouvernement responsable. C'était un nationalisme d'intégration. En 1837, n'ayant pas obtenu ce qu'ils voulaient, les patriotes se révoltèrent. Ce fut un échec total. L'élite politique fut décapitée. C'est à la suite de cette rébellion que vint Durham et qu'il proposa l'union des deux Canada pour assimiler les Canadiens français. C'est ce que fit l'Angleterre avec l'Acte d'union.

Quand les Anglais se sont aperçus que ça ne marcherait pas, ils ont décidé de noyer les francophones dans un plus grand bassin d'anglophones avec la Confédération. C'est avant cela qu'est née l'idéologie de survivance. Selon le clergé, les piliers de notre survivance étaient la langue, la religion et l'agriculture. Ce fut sur cela que se basa le nationalisme de cette époque. À la suite de la Confédération, le territoire du Canada s'étendit vers l'ouest et il y eut des confrontations avec les métis francophones. Les Anglais pendirent le métis francophone Louis Riel. Ceci marqua une grande division entre les anglophones et les francophones. C'est alors que Honoré Mercier fonda le Parti National. Selon lui, le Québec devait s'affirmer. En 1886, un journaliste parla pour la première fois de séparation.

Par la suite, Henri Bourassa affirma que les Canadiens français peuvent s'épanouir au sein de la fédération canadienne. Il luttera contre les lois pour restreindre le français dans les écoles des plusieurs provinces anglophones. Il encouragea une immigration francophone vers l'ouest. De plus, il disait que le Canada devait s'affranchir de l'impérialisme britannique pour bien s'épanouir. Il y aura par la suite la Crise de la conscription où l'on montra au francophones que c'était les Anglais qui étaient les maîtres ici. Durant cette période, il y a eu plusieurs émeutes dont celle de Québec. C'est cette crise qui a failli briser l'unité canadienne et qui a créé le Canada d'aujourd'hui.

Durant la Crise de la conscription, le député Francoeur déposa la première motion séparatiste mais la retira peu de temps après. Durant l'après-guerre, deux grands noms s'imposèrent en terme de nationalisme : ce sont Lionel Groulx et Maurice Duplessis. Le nationalisme de Groulx, contrairement aux autres membres du clergé qui prêchaient un nationalisme basé sur les valeurs traditionnelles, était tourné vers l'affirmation économique des Canadiens français. Celui-ci s'attaquait aux multinationales américaines qui maintenaient les Canadiens français dans un état de dépendance économique et qui exploitaient les ressources du Québec. Il dit aussi qu'il faut développer des écoles techniques et d'administration pour que les francophones aient d'autres postes que le cheap labor. Le nationalisme de Groulx demande aussi l'intervention du gouvernement pour prendre des mesures susceptibles de former une classe de gestionnaire.

Pour ce qui est de Duplessis, il fut le premier à former un Parti sans attache au gouvernement fédéral. L'Union Nationale a eu le pouvoir de 1936 à 1939 et le repris de 1944 à 1960. Duplessis dira non à presque toutes les initiatives du gouvernement fédéral en ce qui a trait aux mesures sociales. Son nationalisme était autonomiste. C'est lui qui en 1948 officialisa le fleurdelisé comme drapeau du Québec. Il croyait que l'identité canadienne française logeait au Québec. Cependant, il était un fédéraliste. C'est le premier à instaurer l'impôt provincial. Il utilisera le clergé pour dominer les Québécois. Maurice Duplessis était pour les valeurs du clergé, il valorisait la vie de campagne.

Un an après la mort de Maurice Duplessis en 1959, les Québécois ont élu au pouvoir le chef libéral Jean Lesage. Lui et son équipe devaient tenter de rattraper le retard que la province avait pris par rapport aux autres. C'est de là que découla la nationalisation de l'électricité et plusieurs autres réformes. Toutes ces réalisations firent ressentir aux Québécois un sentiment de fierté. Il y a alors le développement d'un nationalisme plus progressiste et ouvert sur le monde. C'était un mouvement d'affirmation nationale. C'est aussi à partir de ce moment que débuteront plusieurs mouvements indépendantistes. C'est en 1963 qu'un groupe de radicaux nommé le FLQ fit exploser sa première bombe. Il y aura aussi la formation du RIN avec Pierre Bourgault à sa tête mais ceux-ci seront beaucoup plus modérés. On commençait à voir que les Québécois se sentaient comme une nation distincte. En 1976, le mouvement indépendantiste sorti de la marginalité avec l'élection du PQ. Avec René Lévesque à sa tête, le PQ décida de faire un référendum sur la souveraineté qu'il perdit.

Après cela, le PQ fut reporté au pouvoir avec comme but d'avoir au Québec une économie dynamique. C'est en novembre 1981 qu'a eu lieu ce qu'on appelle la nuit des longs couteaux. Encore une fois, le Québec fut trahit et isolé par le Canada anglais. En 1982, le Canada rapatria la Constitution sans l'accord du Québec. En 1987, tous les Premiers ministres entreprirent de faire passer l'accord du Lac Meech à leurs Assemblées. On voulait accorder au Québec un statut de société distincte mais ce projet échoua en 1990. Il y a eu cinq ans plus tard un autre référendum sur la souveraineté qui échoua lui aussi de très peu et cela en partie à cause de la minorité ethnique.

On a donc pu voir que le nationalisme a débuté avec le sentiment de ne plus être Français mais Canadien. Avec le temps, il a évolué et est devenu un mouvement qui veut l'indépendance du Québec. En conclusion, on peut dire que le nationalisme québécois a beaucoup changé et qu'il changera sûrement encore pour s'ajuster au futur.


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